Qu'est donc que ce site?
 
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Article 1
"Les Ludwig sont le plus grand groupe du monde"
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Ce que vous trouverez céans : ma vision des choses. N'y cherchez pas la moindre trace d'objectivité ni d'impartialité ; y'a pas ça en stock.

En fait cette partie de la zone se divise en deux sous-parties : les sites dédiés et les chroniques (de concerts et autres).

Les sites dédiés (non-officiels).
Ils sont la partie fondatrice de la zone. Avant que je ne me mette à photographier tout ce qui bouge et à parler de concerts, j'avais focalisé mon énergie sur la propagande de Libertarios et René Binamé (punk libertaire de Bruxelles, qui ont en fait un site bien à eux et très fourni, cf rubrique "liens") qui tous deux m'avaient impressionné en concert. Puis vint s'ajouter Légitime Défonce (aujourd'hui splitté) qui sont décidément trop forts.

Les chroniques de concerts.
Pour changer un peu, j'ai décidé de parler de quelques groupes que j'avais vu en concert. En fait, c'est assez limité parce que je suis vraiment trop fainéant. Et c'est dommage car j'ai pu voir quelques groupes particulièrement mauvais...
Ensuite j'ai découvert que j'avais un appareil photo. Je tiens à préciser que l'appareil en lui-même est d'assez bonne facture ; c'est le photographe qui est vraiment trop nul.


Précisions
De nombreux groupes ne sont pas cités ici. Il y a notamment peu de groupes punk canal-historique. C'est que, soit je ne les connais pas ou trop peu pour me faire une opinion, soit je ne les ai pas vu en concert. Soit la charge est trop énorme.
C'est par exemple le cas de Parabellum. Il y'en aurait des milliards de choses à dire sur Parab. Mais c'est impossible de s'attaquer à cette espèce d'entité légendaire, cette sorte de coelacanthe sortie de l'ère paléo alternative. Parabellum existe, point.

C'est aussi le cas de Ludwig Von 88. Mais pour des raisons différentes. J'aurais aimé faire une page ouaibe qui soit un sanctuaire, un lieu de culte entièrement dédié aux LV88. Un truc gigantesque, insurpassable. En un mot ; à l'image du groupe. Mais ce but est inaccessible. C'est un dictionnaire d'hyperlatifs qu'il m'aurait fallu inventer pour parvenir à une description encore bien imprécise de l'entité transcendante Ludwig Von 88.
Déjà, faire l'inventaire complet de leur discographie relève de la tache herculéenne. Une fois celle-ci accomplie, vous vous trouvez alors devant une frustration terrible : l'envie irrépressible de commenter chaque album, chaque concept, chaque chanson. Il y a tellement d'intelligence, de déconnade, de lucidité, de provocation, d'humour, d'ironie, de sarcasmes et parfois même de violence dans l'oeuvre ludwiguesque, que d'en faire le simple compte-rendu des titres procède de l'hérésie.
Voyez ce premier album, magnifique enchevêtrement d'hymnes punks ("bières et punk", "polopolop", "Marche", voire "Houlala"), d'hymnes déconne ("HLM", un classique), de ska festif ("Bilbao"). Déjà tout le genre et la hargne propices à faire mûrir un grand groupe.
Ecoutez le deuxième, que des esprits trop rapides ont qualifiés de total-déconne. Certes ils entament fièrement des pogos débiles et inénarrables ("Louison Bobet", "Oui-oui"), mais ils casent un "Fist fuck playa club" bien senti (!). Avouez que vous ne croisez plus un flic sans penser que, derrière cette moustache, se cache un policier qui aime la bite et le cul.
Lisez le livret d'hiroshima et entrez dans l'horreur nucléaire au son des riffs entêtants de Fire, du sifflement de Little Boy et de la mélodie de Manhattan. Un bijou de salubrité publique que cet album conceptuel.
Ainsi va la disco des Ludwig; douce dure et dingue. Regorgeant de morceaux inoubliables ; une anthologie du punk à eux seuls.
Prenez "New Orleans", leur tube. Un morceau mélodique (avec section cuivre!). Vous noterez qu'il se trouve accompagné de "Cassage de burnes", le plus violent. Les Ludwig sont des gens très équilibrés.
Prenez "LSD for Éthiopie", un sommet en matière de cynisme et de provoc, à l'attention de ces "Band aid" regroupant les artistes les plus riches de la planète, à la soldes des plus grosses majors, venant pleurer sur des scènes gigantesques afin de quêter quelques deniers pour aider le tiers-monde.
Et puis après tout, vous n'avez qu'à écouter la totale. Ecoutez "Tout pour le Trash", que l'on peut considérer comme leur chef d'oeuvre. Ecoutez "Prophètes et nains de jardin", écoutez tout. Et vous aussi, vous deviendrez un adepte de Zoul.