MARCEL ET SON ORCHESTRE suivi de LA RUDA SALSKA
  au Rio (Montauban)
 

 
 
 
Marcel que j'aime
Le samedi 17 de l'an de grâce 1999, nous décidâmes d'aller éberluer nos mirettes au Rio excellentes salle de concert sise dans cette belle cité de Montauban. Tout d'abord, et par la faute d'un sombre crétin dont je tairais le nom pour ne pas me vexer, on était à la bourre. Ensuite il pleuvait comme vache qui pisse (mort aux vaches), et sur l'autoroute c'est galère, surtout quand on connait la stabilité routière d'une AX. Arrivés dans le patelin, on parkingue la caisse à la gare parce le copilote il connait bien le chemin pour aller au Rio.. mais seulement à partir de la gare. Je vous rappelle qu'il pleuvait, et la flotte, au début elle est froide mais après on est mouillé. 

Le Rio c'est bien, mais il faut faire la queue à l'extérieur (toute sortie est définitive; quand tu sort on t'abats).. sous la pluie (même si t'as gagné des places à Raskal!). 
Bref, c'est légèrement en retard et humides que nous entrâmes dans le lieu du concert. Ils parait que les Marcel ont inventé un nouveau concept (*) "Au début du concert, les gens vont être broyés de rire, mais on ne dit rien", et nous, on en saura pas plus vu que le début du concert, on l'a chié. 
Début ou pas, les Marcel sur scène, c'est impressionnant. Il est vrai qu'on était légèrement prévenu ; l'écoute massive de "Sale Bâtard!" et quelques surfages proportionnels nous auront permi de nous mettre dans l'ambiance top beauf. 
Sur scène donc, un cycliste Mapei négrolunettu, une Marichantale miro chantante, des couleurs kitsch (flashy par moitié), des perruques de bon goût pour perroquet latrinogueusiaques, bref.. tout pour la teuf boeuf top beauf! 

Arrivés juste avant les "pantoufles" ; cette dernière nous a alors happé dans un pogo ska délirant. Même les morceaux chiants du studio ("Alfanana" en tête) se révèlent meutriers en live. Je vous parle pas de la séquence nostalgie, intronisée par un pastiche beruriopercutant "Pour tout ceux qui ont une moustache dans la tête.. et qui sont prêts à pousser les meubles pour danser le disco !". Dalida, Plastic Bertrand... Je me souviens plus trop car c'est à ce moment-là que j'ai pris un slammer sur la gueule ! 
Soirée pédagogique aussi, puisque j'ai appris que Jésus Christ était un hippie (ce qui explique qu'on lui ait jeté des pierres, et que comme supplice il ait pris la croix) et que les vaches étaient une espèces gravement menacée, et qu'en conséquence il fallait adhérer d'urgence au FILV (Front International de Libération des Vaches). D'aiileurs le spectacle se clôt par un sitting bovin.. meuh non! Meuh si! 

A part ça, le groupe se compose de sept personnages aux compétence vestimentaires discutables mais à la sensibilité festive irrécusable. Nous avons donc (*): 
Jean-Jean : Chanteur et chorégraphe. 
Bouli : Bassiste 
Tof : Trompette, trombone, guitare et chant. 
JB (John Bob) : Guitariste. 
Tibal : Saxophone et chant. 
Vincent : Batteur 
Franck : Percu et chant. 

(*) Les infos sont piquées dans le Presto! de Décembre 98. L'article est signé Fred et Delphine, il est jovial et foisonnant (faut dire qu'il y a la matière). Presto! BP 1112-59012 Lille Cedex 
Si vous voulez en savoir plus sur Marcel, vous n'avez qu'à taper Marcel sur Yahoo, y'a plein de sites. 

 
 
La Ruda Salska
 
 
Agréable surprise, je dois dire! Je m'attendais à un groupe de ska classique, un peu chiant (ces remarques, je le rappelle n'engagent que moi. Certains trouveront excellents des groupes comme Skawar, et je ne met en aucune façon en doute leur qualité musicale, leur sens du rythme, et surement pas leur sincérité vis à vis de quoi que ce soit. Mais moi, je trouve ça plutôt chiant. C'est tout). Ben non. Pas du tout. L'ensemble oscille entre du bon vieux ska à pédale, du genre qui fait te faire le marathon sur place en moulinant des quatre membres, et du skacore énervé (un morceau intitulé "la licence" est un petit bijou. A croire que l'antifascisme stimule la création artistique plus que tout autre sujet. C'est valable pour de nombreux groupes qui trouvent là une source d'inspiration des plus ardentes). 
Et puis, sur scène, il se donnent à fond, et ça, ça vous bétonne un concert.