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 Festival Pont-st-Esprit, été 98
 
RENE BINAME
 


 
Qui sont-ils? 
 
Avant tout, il est important de préciser que René Binamé est le nom d'un groupe, à part entière. Pas exactement comme les autres, tant au niveau musical, que textuel, que de part leur formation exempte (pour l'instant) de basse. 
Tout d'abord, il faut noter que c'est le plus grand groupe du monde, un peu moins que les Ludwig, mais plus que beaucoup d'autres groupes qui le sont moins qu'eux. 
Au niveau des textes, il n'ya pas de cohérence d'ensemble, mais un bon nombre de morceaux qui assaisonnent les flics et la religions. Ceux qui ne sont pas ouvertement enragés participent à créer une atmosphère zarbi, un rien glauque mais pas pessimiste, totalement décalée, mais toujours réjouissante. 
Au niveau musical, les Binam affectionnent les CEP (Cause Et Pogote!); ils balancent leurs textes, puis concluent leurs morceaux en pogo musical accéléré. Cela permet d'économiser les forces du punk fan, qui une fois la partie karaoké executée, pourra lancer toutes ses forces dans des pogos monstres. 
Sur scène (voir plus loin la prestaion de Pont St Esprit), ils sont ludwiguesques; ils bondissent déconnent, se prennent pas la tête, ni la nôtre. Il reprennent des bons morceaux anars punkisé (la Makhnovtschina, Hécatombe et finissent sur l'Internationale binamisée), ce qui contribue largement à mettre un excellent oaï libertaire d'une jovialité roborative. 

Au total, les Binam font du punk libertaire extrèmement réjouissant. On aimerait beaucoup qu'ils essaiment. 
 

ANNEXES 
 
Aux dernières nouvelles le groupe se compose toujours ainsi *: 
Batteur chanteur: Binam' 
Guitare et cheveux: R-man 
Guitare et casquette: Gamin 
Electropetruccianiste: EsGibt
(*merci Binam' pour l'info) 
Mais ce que vous avez de mieux à faire, c'est encore de leur rendre visite =>Binam
Je les ai vu à Pont St-Esprit. 
 
 J'ai découvert les Binam' à l'occasion du festival Macadam Masacre de Pont St Esprit, en une belle soirée d'été 1998. Par l'affiche alléchante, nous fûmes alléchés. Imaginez, le dimanche devait voir la prestation d'Infraktion, groupe génial du non moins génial Vérole, et de Zabriskie Point, fer de lance du Punk messin, au verbe aiguisé comme une lame forgée à la subversion. Le festival se déroulant sur trois jours, on s'est expédiés sur place la veille (le samedi donc); après tout Charge 69 et Mass Murderer, ça vaut le coup d'oeil. Quant à Parabellum, même si on les avait déjà vu au Bikini, leur concert est toujours un évènement. Les connaisseurs auront noté que j'ai fait l'impasse sur la présence, ce samedi, d'un autre groupe connu; les Sales Maj'. Mais ce n'est pas le lieu ici pour dire tout le bien que je pense de ces guignols microcéphales. 
Pour ceux qui ne seraient pas au courant, il faut savoir que, suite à une magouille à base de prétendues violence, de mauvaise image et de double-billeterie, le dimanche fut rayé de la carte des festivités. 
Nous arrivâmes donc le Samedi, en plein concert de créteux beuglards chantant en anglais (et en français, on aurait dit, mais je ne suis pas sûr) répondant au nom de Mass Murderer. Passons. 
S'en suivit Charge 69. Bon vieux punk. Je connaissais pas, et franchement, la prestation scénique ne m'a pas vraiment donné envie d'en savoir plus (de plus, le mélange punk, oï, reprise de Komintern Sect... ça me laisse dubitatif). Passons. 
La nuit tombe. Le brouillard envahit la scène à laquelle je tournais le dos. Des spots sur support tournant; les planches sont un décors de science-fiction. Un poignée d'extra-terrestres dont un avec une casquette, l'autre avec des cheveux jusqu'aux genoux, un troisième excité qui martèle son clavier et le dernier en planque derrière ses futs, se dessinent dans le fog. Je m'approche. Intrigué, j'écoute les paroles. Saisis des bribes du refrain "Eglise, parlement, magistrature, Etat, militarisme...", "..débarrassons-nous du capitalisme", .."d'un coeur fraternel, nous réaliserons l'idéal libertaire!" Ca y'est, je pogote. Ce soir, on fait la révolution Germaine. Les Binamé sont sur la scène! 
Le concert se déroule dans l'euphorie. La scène est envahie. Quoi, qu'entends-je? "Makhnovtschina, Makhnovtschina..." Putain, c'est pas vrai. Ils la jouent, ces cons. J'envahis la scène. Puis Brassens, puis le pape immobile, la moustache, je me souviens plus, c'était du délire. 
Puis le clavier s'emporte -à l'extérieur des mecs veulent rentrer, et ça commence à s'énerver- "faut en finir avec ces putain de billeteries, nom de dieu!" On abrège, on lance l'Internationale. Là, j'ai du mal à suivre. Leur rythme est zarbi. De toute façon, je suis crevé. 
J'ai fait le concert du siècle.
 
 
abFab.pkt